LE RISQUE CYCLONIQUE

Qu’est-ce qu’un cyclone ?

Les cyclones sont des perturbations atmosphériques tourbillonnaires, de grande échelle, associées à une zone de basses pressions. Ils se forment dans les régions tropicales. Ils sont caractérisés par des pluies intenses et des vents très violents (supérieurs à 117 km/h), tournant dans le sens des aiguilles d'une montre (hémisphère sud) ou dans le sens inverse (hémisphère nord).

 

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Un cyclone est caractérisé par :


au centre, l'oeil, de diamètre inférieur à 50 km. A l'intérieur de celui-ci, les conditions sont relativement calmes : précipitations nulles, vent faible, ciel clair. La pression y est très basse, et atteint son minimum ;

 

autour de l'oeil, le mur de l'oeil : énorme masse nuageuse, de 20 à 50 km de largeur. La violence des conditions météorologiques est maximale (vents forts, pluies diluviennes,...) ;

 

à la périphérie, une masse nuageuse dense génératrice de fortes pluies, d’un diamètre moyen de 500 km, organisée en bandes spiralées qui convergent vers le centre.

 


Comment se manifeste-t-il ?

Conditions indispensables à la génèse et au développement d'un cyclone :

 

température de l'océan supérieure à 26 °C dans les soixante premiers mètres de profondeur ;

 

un cyclone prend toujours naissance audessus de l’océan tropical à partir d’un amas nuageux préexistant ;

 

zone dépressionnaire initiale entraînant un tourbillon ;

 

forte humidité de l'air ;

 

vents dont la vitesse ou la direction varient peu avec l'altitude.

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Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement :

Le caractère destructeur des phénomènes cycloniques est dû :

 

aux vents, dont les rafales peuvent dépasser les 300 km/h. Les changements de direction et les renforcements, souvent brutaux, notamment de part et d’autre du passage de l’oeil, peuvent être à l’origine de dégâts considérables ; par ailleurs, le vent, lorsqu’il atteint des valeurs très élevées, transforme en véritables missiles les objets parfois très lourds qu’il est alors capable d’emporter ;

 

aux précipitations souvent torrentielles, source d’aléas importants : inondations, glissements de terrain et coulées boueuses en particulier ;

 

à une surélévation du niveau de la mer anormale et temporaire qui, associée à la marée astronomique, donne ce que l’on appelle la « marée de tempête » ;

 

à la houle cyclonique, dont les vagues générées par le vent, hautes d’une dizaine de mètres ou plus, peuvent être observées jusqu’à 1 000 km du cyclone à l’origine de sa formation.

 


Le risque cyclonique à La Réunion

 

La menace cyclonique à la Réunion s’étend de décembre à avril, avec un maximum de risque sur les trois mois d’été austral, entre janvier et mars. Néanmoins, dans le bassin cyclonique du sud-ouest de l’océan Indien, des cyclones matures ont déjà été observés dès le mois d’octobre et jusqu’en mai.

Même si statistiquement, il apparaît que les régions est et nord-est de la Réunion sont davantage exposées, tous les secteurs de l’île sont néanmoins susceptibles d’être touchés par la partie la plus active d’un cyclone tropical. (zone la plus violente, assez réduite, située au coeur du cyclone).

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Trajectoires typiques des cyclones du
sud-ouest de l’océan Indien

 

Les statistiques donnent une période de retour d’environ 6 ans pour l’observation de vents cycloniques sur l’île. Ceci dit, il est déjà arrivé que deux cyclones ravagent l’île à un an d’intervalle (par exemple en 1944 et 1945).

Par ailleurs, les tempêtes tropicales peuvent aussi provoquer des dégâts importants lorsqu’elles passent à proximité immédiate de l’île, de par les pluies abondantes qu’elles peuvent générer.

Aussi, si l’on considère l’ensemble des cyclones et tempêtes qui sont passés à moins de 100 km des côtes ces dernières 40 années, la durée de retour d’un tel phénomène s’établit alors à environ 2 ans, avec toutefois une répartition très irrégulière dans le temps.

 



Exemples marquants de cyclone :


-    Gamède février 2007 – vents de 212 km/h au Maïdo, 5512 mm de pluie sur 9 jours – 2 morts, 100 000 foyers privés d'eau et électricité, près de 100 millions d'€uros de dégats ;

 

-    Diwa mars 2006 – 1474 mm de pluie sur 24h (cratère Commerson) – 4 morts, plus de 22 millions d'€uros de dégats ;

 

-    Dina Janvier 2002 – 1610 mm de pluie sur 24h à Salazie – la moitié de la population privée d'électricité, 182 000 personnes privées d'eau ;

 

-    Firinga janvier 1989 – vents atteignants les 250 km/h localement, 1309 mm de pluie sur 24h (gîte de Bellecombe) – 4 morts, des dégats très importants, surtout dans le sud ;

 

-    Clotilda février 1987 – 1505 mm de pluie sur 24h (cratère Commerson) – 9 morts, des dégats très importants, surtout dans le Nord ;

 

-    Hyacinthe janvier 1980 – 1170 mm de pluie sur 12h (Grand Ilet), 3240 mm sur 72h (Grand Ilet), 5678 mm sur 10 jours (Grand Ilet), 6083 mm sur 15 jours (Cratère Commerson) – 25 morts, Hyacinthe s'est rapproché à 3 reprises. Des dégats considérables ;

 

-    1948 janvier – 165 morts.

 

 

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter le site de Météo France Réunion, ici.

 

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