LE RISQUE MOUVEMENT DE TERRAIN

Qu’est-ce qu’un mouvement de terrain ?

Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux du sol ou du sous-sol. Les volumes en jeu sont compris entre quelques mètres cubes et plusieurs millions de mètres cubes. Il est fonction de la nature et de la disposition des couches géologiques. Il est dû à des processus lents de dissolution ou d’érosion favorisés par l’action de l’eau et de l’homme.

 


Comment se manifeste-t-il ?

Les mouvements de terrain apparaissent lors de la conjonction naturelle ou artificielle de facteurs : topographiques (pentes des terrains, reliefs…), géologiques (nature des sols), hydrologiques et climatiques (importantes précipitations).

On différencie :  

Glissement de terrain

Chute de blocs


Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement :

Les conséquences des mouvements de terrain sont fonction de l’ampleur et de la brutalité du phénomène. Ils peuvent êtres très destructeurs, car les aménagements humains y sont très sensibles et les dommages aux biens peuvent être considérables (de la simple fissuration à la destruction totale). Les mouvements de terrain les plus imposants peuvent entraîner un remodelage des paysages.

 

 

 

 

Le risque mouvement de terrain à La Réunion

Les facteurs de prédisposition naturelle aux mouvements de terrain sont de trois types :


un relief accidenté et chahuté ;

 

une diversité géologique ;

 

un contexte climatique d’exception.



À La Réunion, les mouvements de terrain se produisent essentiellement au niveau des escarpements (remparts, falaises, berges,...), à l’intérieur des cirques et des ravines et, dans une moindre proportion, sur les planèzes (plateaux de basalte limités par des vallées convergentes ; typiques des régions volcaniques, ils forment les pentes de l’île autour des cirques).

Les mouvements de terrain se manifestent le plus souvent par le biais de chutes de pierres, blocs et éboulements dans les falaises et les remparts, de glissements, d’érosions de berges, de coulées de boue et laves torrentielles, d’effondrements de tunnels de lave et enfin d’érosion des sols.

 

 

 

 

 

 

Exemples marquants de mouvements de terrain :


-    Mars 2006 – Éboulement de 30 000 m3 sur la Route du Littoral – 2 morts ;

 

-    Mars 2002 – Éboulement  en falaise à la Rivière des Pluies – rupture du barrage créé par les matériaux éboulés – 3 morts ;

 

-    Janvier 1980 – Grand Îlet – 25 morts et dommages très importants, essentiellement dus aux précipitations records tombées en l’espace de 15 jours ;

 

-    Mai 1965 – Écroulement d’un pan de falaise de 50 millions de m3 dans le Bras de Mahavel et formation d’un barrage naturel risquant de céder et de submerger le village de Roche Plate, obligeant à son évacuation ;

 

- 1875 – Éboulement catastrophique dans le cirque de Salazie, le village de Grand Sable est enseveli – 63 morts

 

 

 

Voir aussi : Newsletters de septembre 2010 : Éboulement à Cap Picard