LE RISQUE SISMIQUE

Qu’est-ce qu’un séisme ?

Un séisme est une vibration du sol causée par une fracture brutale des roches en profondeur créant des failles dans le sol et parfois en surface.

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Les séismes sont, avec le volcanisme, l'une des manifestations de la tectonique des plaques. L'activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques. Lorsque les frottements au niveau d'une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué.

De l'énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent à des petits réajustements des blocs au voisinage de la faille.

 

 

 


Comment se manifeste-t-il ?

 

 

Un séisme est caractérisé par :

 

  • puceSon foyer (ou hypocentre) :

c’est la région de la faille où se produit la rupture et d’où partent les ondes sismiques.

 

  • puceSon épicentre :

point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer et où l’intensité est la plus importante.

 

 

 

 

 

  • puceSa magnitude :

identique pour un même séisme, elle traduit l’énergie libérée par le séisme. Elle est généralement mesurée par l'échelle de Richter. Augmenter la magnitude d’un degré revient à multiplier l’énergie libérée par 30.

 

 

 

 

 

 

 

  • puceSon intensité :

qui mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n'est pas une mesure objective, mais une appréciation de la manière dont le séisme se traduit en surface et dont il est perçu. On utilise habituellement l'échelle MSK, qui comporte douze degrés. L'intensité n'est pas, contrairement à la magnitude, fonction uniquement du séisme, mais également du lieu où la mesure est prise. En effet, les conditions topographiques ou géologiques locales (particulièrement des terrains sédimentaires reposant sur des roches plus dures) peuvent créer des effets de site qui amplifient l'intensité d'un séisme. Sans effet de site, l'intensité d'un séisme est maximale à l'épicentre et décroît avec la distance.

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  • puceLa fréquence et la durée des vibrations :

ces 2 paramètres ont une incidence fondamentale sur les effets en surface.

 

  • puceLa faille provoquée (verticale ou inclinée) :

elle peut se propager en surface. Un séisme peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des bâtiments, des décalages de la surface du sol de part et d'autre des failles, mais peut également provoquer des phénomènes annexes tels que des glissements de terrain, des chutes de blocs, une liquéfaction des sols meubles imbibés d’eau, des avalanches ou des raz-de-marée (tsunamis : vagues sismiques pouvant se propager à travers un océan entier et frapper des côtes situées à des milliers de kilomètres de l’épicentre de manière meurtrière et dévastatrice).

 


Différents types d'ondes sismiques rayonnent à partir d'un foyer, point où débute la fracturation. Elles se traduisent en surface par des vibrations du sol. Le point de surface directement au-dessus du foyer s'appelle l'épicentre du séisme. Un séisme se caractérise par la localisation de son épicentre, par la profondeur de son foyer, mais aussi par sa magnitude.

 

 

Les phénomènes induits :

  • puceles mouvements de terrain :

les séismes peuvent provoquer des glissements de terrain et des chutes de blocs par modification des conditions de l'équilibre géotechnique. Ainsi un versant stable en situation statique peut se trouver en déséquilibre sous sollicitation dynamique.

 

  • pucela liquéfaction des sols :

dans certaines conditions de sollicitations dynamiques, certains sols, notamment des sables fins gorgés d'eau peuvent perdre toute portance (principe des sables mouvants). Les bâtiments fondés sur ces sols peuvent alors subir des tassements importants et des basculements.

 

  • puceles tsunamis :

les séismes, s'ils se produisent dans la mer ou à proximité de la côte, peuvent être à l'origine de raz-demarée ou tsunamis. La plus importante caractéristique d'un tsunami est sa capacité à se propager à travers un océan entier.

 


Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement :

  • puceLes conséquences humaines :

les séismes sont des phénomènes naturels pouvant être très destructeurs. Les victimes humaines directes sont pour la plupart concernées par l'effondrement des bâtiments, les mouvements de terrain associés ou les tsunamis dans le cas de séismes sous-marins. Mais les grands séismes destructeurs occasionnent également un grand nombre de victimes indirectes du fait des ruptures de canalisation de gaz et des violents incendies qui s'ensuivent. Les populations sans abri doivent parfois être déplacées vers des zones moins affectées, ce qui augmente encore le préjudice psychologique des victimes.

 

  • puceLes conséquences économiques et sur les biens :

les dommages matériels dépendent de l'amplitude et de la durée du mouvement du sol, ainsi que du mode de construction. Il peut s'agir de détérioration des structures (fissuration) ou de destructions (écroulement des bâtiments). Outre les habitations, les séismes ont un impact très fort sur l'économie : destruction des infrastructures (ponts, routes, voies ferrées , etc.), détériorations de l'outil de production (usines), rupture des conduites d'eau, de gaz et d'électricité pouvant provoquer incendies, explosions, électrocutions.

 

  • puceLes conséquences environnementales :

les grands séismes peuvent occasionner des modifications profondes de l'environnement. Pour les séismes les plus forts, le jeu des failles peut faire apparaître des dénivellations ou des décrochements de plusieurs mètres, avec parfois changement total de paysage (vallées barrées par des glissements de terrain et transformés en lacs, rivières déviées, etc.). Des sources peuvent se tarir, de nouvelles peuvent apparaître.

 


Le risque sismique à La Réunion

 

La Réunion ne se situe pas à une frontière de plaque tectonique mais en plein milieu de la plaque africaine, c’est-à-dire dans une zone de faible sismicité. Dans le cadre du zonage sismique de la France, qui compte 5 degrés de sismicité ((0, Ia, Ib, II et III pour les zones à risque fort), la Réunion se situe dans la zone de sismicité 0 (risque négligeable mais non nul).


 

 

Les séismes à la Réunion peuvent être dus :


- au fonctionnement des chambres magmatiques superficielles : ces séismes d’origine volcanique sont superficiels et globalement de faible intensité ;


- à l’enfoncement de la croûte océanique sous le poids de l’île : il s’agit alors de séismes profonds, d’intensité variable.

 

 

Treize séismes d’importance, peuvent être considérés comme certains depuis la première occupation de la Réunion en 1650. Leur intensité a pu être estimée de IV à VII. Leurs épicentres ne sont pas connus. Ces séismes résultent de l’enfoncement de la croute volcanique sous l’effet du poids de l’île.

 


nouveau (janvier 2011) : nouvelle règlementation parasismique pour les construction

 

voir aussi : le risque sismique dans la construction